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Association 
"les Herbes 
Sourcières
Association pour la sauvegarde des plantes médicinales


EXCEPTIONNEL
"Qi Gong & Plantes Médicinales avec vue"
les 1,2 et 3 septembre 2017
Gap.et Amanda Jullion vous proposent
méditation en mouvement et cueillette de plantes



Dans un gîte sur les bords de Seine à la Roche Guyon.
Comme chaque année notre duo vous permettra de découvrir  les mouvements du  Qi Gong matin et soir et la journée la confection des remèdes de la fin de l'été.

visite le vendredi après midi du jardin de Giverny.
Puis  à 17h Qi Gong.
Les samedis et dimanches 2 et 3 septembre:
matin et soir qi gong
La journée transformation des plantes ramassés la journée.

Pour les 2 nuits et les 2 jours 340 euros frais pédagogiques  frais de logement et repas compris.(à ajouter prix d'entrée au Jardin de Giverny)
Pour infos et résa :tisam@orange.fr










ATELIERS
"Le Corps et les Plantes Médicinales"



avec Philippe Bonnaud (médecin ostéopathe)


et Amanda Jullion(herboriste)
   

Journée d'introduction : samedi 20 mai 2017

  - Tarifs pour la journée : 75 euros

Pour ce stage les places sont limitées
.
infos et inscriptions : 06 29 12 29 08
Lieu des cours: Espace Thibaud au 5 rue Thibaud Paris 14e (métro Alésia)





LES DATES DES 4 WEEKENDS 2017 ET 2018


LE SAMEDI 11  ET LE DIMANCHE 12 NOVEMBRE 2017

LE SAMEDI 13  ET LE DIMANCHE 14  JANVIER 2018

LE SAMEDI 23 ET LE DIMANCHE 25 MARS 2018

LE SAMEDI 5  ET LE DIMANCHE 6 MAI 2018

500 EUROS POUR LES 4 ATELIERS


Programme des ateliers:nous écrire email: tisam@orange.fr





















En vente à l'espace Thibaud,au 5 rue Thibaud 75014,  et aussi les produits d'herboristerie
du Champsaur, et de l'Ile d'Yeu.





le jus d'argousier de chez Gayral
et les confitures de roses et de
Cynorrhodon
des Jardins des Hautes Terres












Souvenirs estivales de l'Ile d'Yeu
Emilie, la bergère-herboriste
Interview d'Amanda Jullion

Un après-midi du mois d’août caniculaire, je suis à Ker Poiraud sur l’Ile d’Yeu, un verre de sirop de rhubarbe à la main. J’aime la richesse mêlée des odeurs de plantes aromatiques et de laine qui parfument la salle d’accueil aménagée à l’entrée de cette bergerie.  

Emilie, notre bergère-herboriste s’accorde une pause, son jeune fils sur les genoux, les deux autres ne sont jamais loin (leur Papa et le grand-père non plus). Elle est détendue en répondant à mes questions, nous sommes pourtant à quelques heures de la transhumance. Sa journée a commencé dès l’aube, au marché de Port Joinville.  

Cette brune pétillante a passé son enfance sur cette île de l’Atlantique, aux dolmens et aux menhirs mystérieux. Rochers, plages, embruns et vagues, ont bercé sa jeunesse, dans un environnement digne d’une saga de Victor Hugo ou d’Alexandre Dumas, avec vue sur le port et les grands phares. C’est donc peu étonnant que l’appel du large ait emporté l’adolescente de 15 ans pour un tour du monde d’une année, sur le célèbre bateau école « la Fleur de Lampaul ». Elle dit volontiers que cette expérience l’a façonnée et a chassé la timide jeune fille introvertie qu’elle était, lui donnant l’assurance d’avoir moins peur de changer sa vie, de décider d’orientation de carrière très radicales.

Après des études de Master en biologie, en Espagne et en Italie, elle poursuit un Master en communication scientifique à Marseille. Un temps animatrice de radio, elle reprend ensuite la l’élévage familiale avec l’objectif de réintroduire une race de moutons en voie de disparition : le Solognot. Elle passe pour cela le BPREA : Brevet Professionnel de Responsable d'Exploitation Agricole. Elle a le précieux soutien financier et logistique du réseau « Terre de Liens ».

       De retour sur « l’île aux moutons », un des surnoms de l’Ile d’Yeu, l’élevage d’ovins se révèle ne pas suffire pour nourrir ses bambins. Elle décide de produire des fruits rouges. Elle se lance dans cette culture maraîchère, en permaculture, pour associer les plantes les unes aux autres, pour les protéger des ravageurs et pour contrer certaines maladies
Elle introduit, petit à petit, des plantes aromatiques dans ses cultures, et décide de les vendre fraîches, puis sèches, sous forme de mélanges. Les clients du marché  proche sont ravis, lors de la dégustation, ils  découvrent avec étonnement que ses herbes ont une saveur incroyable, certainement due au taux de luminosité ici très intense reflété par l’océan. Dotée d’une imagination débordante, avec l’une de ses amies, Emilie crée des mélanges d’herbes aromatiques, aux noms évocateurs qui reflètent les propriétés des végétaux et la transversalité de leurs vertus.

Le premier mélange : « Retour de transhumance » est une tisane du soir, digestive et apaisante avec la mélisse, le souci et l’aneth. Car, après avoir emmené les moutons sur la côte, fait un bon pique-nique et une longue marche du retour, l’infusion se révèle goûteuse et bienvenue. 
Avec la seconde tisane : « Tour de l’Île à vélo », menthe et sarriette sont si stimulantes qu’elles donneraient presque aussitôt l’envie de refaire un petit tour !
« Avis de grand frais », la troisième, duo de menthe et de thym, est idéale sur un coup de froid, pour ses vertus antiseptiques.
Ces trois tisanes, et bien d’autres, évoquent limpidement les histoires qui racontent les occasions opportunes d’usage.
Mais au-delà de ces noms bucoliques, c’est le travail de la terre avec les caprices de la météo, les semaines de 72 heures, les paperasses contraignantes et les règles rigoureuses du jeu de l’agriculture biologique, qui  prévalent. Les confitures, gelées, sirops, sorbets et les produits frais comme le cassis, les fraises, les groseilles, les framboises, ainsi que les mélanges de plantes aromatiques, sont vendus sous la marque « La Ferme d’Emilie ». Vous noterez son label « Ecocert » acquis dans l’exigence et le sérieux.
Car en amont, et arrière-boutique, beaucoup de contraintes et de contrôles, au minimum deux par année, effectués de préférence avec  des contrôleurs différents. Hors de question, lorsqu’une herbe vient à manquer d’aller la chercher chez le voisin ou bien de l’importer du continent ! Tous les ingrédients des produits doivent sortir du champ de récolte de la ferme. Notre agricultrice disciplinée m’explique que justement le mélange « Nager sans bouée » victime de son succès, était en rupture de stock. Le basilic était nécessaire à l’ajout de mélisse ? Les clientes attendront que la récolte 2017 la rende disponible.
D’ailleurs l’année prochaine des pestos d’herbes viendront s’ajouter à la gamme de produits de cette ferme vendéenne innovatrice. Qui n’oublie pas pour autant son orientation initiale : les produits ovins et les vêtements fabriqués avec la laine des moutons.
 
 Je quitte à regret cette chaleureuse famille en souhaitant partir avec eux, une autre fois, pour la transhumance. Et pour m’imprégner un peu plus encore de ce beau moment de partage auprès d’Emilie, ainsi que des bleus intenses de l’océan tout proche, je vais boire bien fraîche sa tisane « L’air de la mer ».
 
Partir, pour mieux revenir…et réussir ! La vie d’Emilie ressemble à celle d’une héroïne des temps anciens. Mais ici, sur Oya, « les oiseaux ne se cachent pas pour mourir », ce sont plutôt les moutons, qui ont fini par faire apparaître et donner vie à une riche profusion de plantes aromatiques."

Amanda Jullion Aout 2016
 
 
  
 
1. très médiatisé par les documentaires télévisés de Charles Hervé-Gruyer.
2.https://www.terredeliens.org/
4. L'île d'Yeu, jadis Augia et Insula Oya au VI siècle, ad Oiam insulam au XI siècle
 
 
http://www.lafermedemilie.fr


Plaidoyer pour l'ortie!


J'aime l'araignée et j'aime l'ortie,
Parce qu'on les hait ;
Et que rien n'exauce et que tout châtie
Leur morne souhait ;


Parce qu'elles sont maudites, chétives,
Noirs êtres rampants ;
Parce qu'elles sont les tristes captives
De leur guet-apens ;


Parce qu'elles sont prises dans leur oeuvre ;
Ô sort ! fatals noeuds !
Parce que l'ortie est une couleuvre,
L'araignée un gueux;


Parce qu'elles ont l'ombre des abîmes,
Parce qu'on les fuit,
Parce qu'elles sont toutes deux victimes
De la sombre nuit...


Passants, faites grâce à la plante obscure,
Au pauvre animal.
Plaignez la laideur, plaignez la piqûre,
Oh ! plaignez le mal !


Il n'est rien qui n'ait sa mélancolie ;
Tout veut un baiser.
Dans leur fauve horreur, pour peu qu'on oublie
De les écraser,


Pour peu qu'on leur jette un oeil moins superbe,
Tout bas, loin du jour,
La vilaine bête et la mauvaise herbe
Murmurent : Amour !


« Les Contemplations » de  Victor Hugo (1802-1885)


Une petite visite sur le site de Pensées sauvages, pour découvrir en vidéo et dans un article des infos sur la précieuse ortie!

                                        




Découvrez le site internet  "Pensées Sauvages" vous retrouverez régulièrement les articles et les vidéos de la Présidente de notre association:Amanda Jullion


Souvenirs Atelier Hildegard












 Samedi 1er  et dimanche 2 avril 2017
 


Où est le petit épeautre?
"les plantes et les épices
d Hildegarde von bingen "

                             avec Amanda Jullion et Annie Lamesta

Découverte des vertus médicinales, des plantes et épices comme remèdes préventifs et curatifs à travers quelques exemples de  la  médecine médiévale du XIIe siècle d'Hildegard von Bingen.


  •   Histoire des céréales et fabrication du pain d'épeautre avec Annie.



Tarifs pour le week end  : 85 euros a journée
                   les 2 repas du midi compris :150 euros le week end

Les ateliers commencent à 9h30 mais accueil le samedi à 9h.
Fin de la journée vers 17h30

Lieu des cours: Espace Thibaud au 5 rue Thibaud Paris 14e (métro Alésia)




                               La Pizza à l'épeautre avec les blettes du jardin de Marianne














Souvenirs d'automne 2015

DIMANCHE 11 octobre 2015







"Les Plantes médicinales de l'automne"
le matin cueillette et transformation
et préparation du repas du midi.
et dans l'après midi visite jardin Giverny.
























magnifique journée en Normandie
Entre cueillette et préparation: achillée,ortie,châtaignes,noix,mélisse,romarin,capucine et calendula


et visite du jardin de Giverny:









































                Une pensée pour Jean Marie Pelt qui nous a quitté le 23 décembre 2015.
Nous gardons tous une pensée émue de sa conférence du 19 juin dernier à Villeneuve lez Avignon.Il nous reste sa voix sur les ondes de France Inter et ses écrits...transmettons comme lui le respect du végétal et de la Biodiversité.









Souvenirs des
2e Rencontres sur la transmission
des savoirs et savoir-faire sur
les plantes médicinales




                      Le Vendredi 19 juin 2015 à 19h30 :

 La conférence de Jean-Marie Pelt
« Les explorateurs
naturalistes autour
du monde »a eu lieu sous le chapiteau avec un auditoire attentif aussi à Philippe Desbrosses

"Depuis la renaissance l’intérêt pour la nature s’est fortement manifesté et nombreux sont les explorateurs qui dans leurs périples autour du monde ont ramenés de leurs voyages des plantes qui ont grossis les collections des musés et conservatoires.
Banks, Linné, de Jussieu Darwin, , Bougainvilliers, Monnot .Ils ont souvent explorés au péril de leurs vies d’ou beaucoup d’anecdotes émouvantes et périlleuses."Jean Marie Pelt.



                                   
Le ton des 2e rencontres était donné par Jullien Allègre qui nous a charmé au son du hang








Pour le samedi 20 JUIN 2015



 à Domazan - 30 (Gard)




"Les écrits restent...

... ou l’influence des auteurs

et des ouvrages dans l’apprentissage
et la transmission de l’herboristerie."

 

"Les naturalistes du passé illustraient admirablement par leur dessin les plantes dont ils nous entretenaient. Suivi la photo et aujourd'hui internet!Nous sommes donc sensés nous rapprocher plus encore de la réalité vivante des plantes. Mais est-ce si sûr ? Celui qui jadis les mettaient
en scène avec ses crayons ou ses gouaches partageaient des heures durant, leur intimité.Tout est dans le regard et les plantes livreront toujours leur beauté à ceux qui les aiment !"
Jean-Marie Pelt parrain des 2emes rencontres
















Samedi 20 juin 2015 :

 ateliers - débats

 éditeurs - dédicaces

 exposants






Philippe Desbrosses1
Patrice de Bonneval2  lors des journées sur la transmission "des Savoirs et Savoir faire sur les Plantes médicinales" en juin 2011 à Domazan(30)au Château de Bosc




1 Philippe Desbrosses, agriculteur, docteur en sciences de l’environnement (Université Paris VII) et écrivain est un des pionniers de l’agriculture biologique en Europe. Il fut à l’origine de la création de la plupart des mouvements de l’officialisation de l’agriculture biologique et présida la Commission nationale du Label AB jusqu'en 2007. Chargé de mission auprès du Ministère de l'Agriculture et expert consultant auprès de l'Union européenne, il copilote un chantier du Grenelle Environnement dont l'objectif est le triplement des surfaces cultivées en Bio en cinq ans et l'introduction de 20 % de produits biologiques dans la restauration collective. Il est membre du comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot et membre du Conseil d'administration du CRIIGEN (Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique), présidé par Corinne Lepage.



2 Patrice de BONNEVAL
Fondateur de l'Ecole Lyonnaise des Plantes Médicinales. Directeur et responsable général des formations. Docteur en Pharmacie, propriétaire-gérant de l'Herboristerie de Bonneval ex-Croix-Rousse à Lyon. Enseigne la phytothérapie, l'aromathérapie. Auteur de « L’Herboristerie, Manuel pratique de la Santé par les plantes », « Manuel pratique de l’aromathérapie au quotidien », « Fatigue-stress mon amie » et « Faites vos cosmétiques et vos shampoings bio et naturels ».



Un petit mot d'Amanda Jullion

Lire… Ecrire… Décrire… Dessiner… Photographier… Editer… Enseigner… Apprendre…

Transmettre… Comprendre ?

« Pouvez-vous me dire quel est le meilleur livre pour commencer mon apprentissage des plantes médicinales ? »
C’est la question la plus fréquente dans les salles de cours et les sentiers de cueillette ; je ne sais jamais quoi
répondre… La biodiversité des livres sur le sujet est immense. Un ouvrage va plutôt mettre en avant la
botanique, l’autre une utilisation endémique avec des plantes introuvables et puis celui-là est un festival
de photos avec des indications trop succinctes.

Mais soudain, au détour d’un vide-grenier, vous trouvez un vieux livre cabossé du siècle dernier, des herbes séchées laissées
en mémoire vous émeuvent… Et les mots de l’auteur, un botaniste rêveur ou une herboriste passionnée vous donnent envie
de boire un élixir oublié !

Ces deuxièmes rencontres sur la « Transmission des Savoirs et Savoir Faire sur les Plantes Médicinales » sont l’occasion
de rencontrer des auteurs, de partager nos coups de coeur… Oui « Les écrits restent »… Mais ne nous enferment-ils pas dans
des clichés ou des façons de pratiquer qui ne sont plus adaptés au XXIe siècle ? Ou bien sont-ils les gardiens de la mémoire de
nos ancêtres qui soignaient avec une grande précision ?

Voici quelques textes que j’ai cueillis dans le grand herbier de ma bibliothèque pour vous donner envie de nous rejoindre et
partager les vôtres.

* Présidente de l’association « les Herbes Sourcières »





texte 1
Jean-Marie Pelt - 
A propos de son enfance : les jardins d’innocence

« Mais un certain mysticisme demeure à l’évidence inscrit dans les gènes familiaux : n’avait-on point
trouvé, un soir tard, mon grand-père en extase au milieu d’un plant de tomates ?

Flottant entre ciel et terre dans ce « jardin d’innocence », observateur admiratif collé aux pas mesurés
de mon grand-père, je passais ma petite enfance en parfaite entente avec le jardin et son jardinier.
Aucun trouble, aucun conflit ne pertubaient le calme déroulement des jours qui s’égrenaient au son
de l’angélus et des cloches du village ; j’étais un bambin immergé dans l’harmonie universelle de la vie, dont l’enfance évoquait
singulièrement celle de l’humanité en ce jardin d’Eden dont chacun garde à sa manière le souvenir. J’y connus une sorte de
bonheur absolu que jamais plus la vie ne m’offrit par la suite, comme si mon expérience résumait cette histoire que relatent
justement de manière similaire la Bible et le Coran qui, l’une comme l’autre, font naître l’homme dans un jardin.
Un jardin planté « de tout arbre bel à voir », de « vignes et de palmiers » mais, « au milieu du jardin, il y avait l’Arbre de Vie,
et l’Arbre qui permet de distinguer le Bien comme le Mal »».

Extrait du livre « Au fond de mon jardin» de Jean-Marie Pelt. Fayard 1992 - page 27-28.

texte 2
Hildegarde de Bingen - A propos de Calendula officinalis famille des Astéracées

« Le souci est froid et humide et possède une grande vertu naturelle, efficace contre
le poison. Celui qui mange du poison ou à qui on en a donné fera cuire le souci dans
de l’eau et, après avoir pressé l’eau, il le posera ainsi, chaud, sur son estomac ;
le poison se ramollira et sera éliminé. Que cet homme chauffe aussitôt un bon vin et
qu’il y mette une quantité suffisante de souci, il réchauffera ainsi le vin et comme il a
pris du poison il boira ce vin tiède, et il mouchera ce poison par le nez ou le crachera avec
l’écume de sa bouche ; un homme dont la tête est « squameuse » détachera la partie
molle du lard, il détachera aussi la couenne, et jettera le tout et gardera le dur
qu’il pillera avec le souci dans un mortier ; il s’en enduira la tête et les squames
tomberont et sa tête redeviendra belle ».

Extrait du livre « Hildegarde de Bingen - Une vie, une oeuvre, un art de guérir en âme et en corps »
d’Ellen Breindl.

Editions Dangles 1994 - page 244

texte 3
Ed. Grimard
« Losque revient le printemps, lorsqu’arrive ce moment solennel et radieux de l’année où tout
palpite et frissonne, en attendant ce renouveau chanté par les poètes d’autrefois ; alors
que les plus épaisses natures ne peuvent se défendre d’un sentiment de sourde
allégresse en revoyant les hirondelles, en respirant ce parfum des premier Lilas qui
semble vous réveiller au coeur tout un clavier de fibres endormies, le botaniste, lui,
est envahi par une joie indéfinissable.Il se sent rempli d’une tendresse presque émue
pour les plus insignifiantes fleurettes d’avant-garde, pour le plus pauvre Mouron, pour
la plus petite Drave printanière qui sous une feuille sèche, dresse sa tige liliputienne.
Ils reviennent, tous ces amis qui, les années précédentes, lui ont parlé la langue
muette, mais expressive, que lui seul comprend.
Les voilà, cette éclatante Ficaire qui, la première, parsème de clous d’or la verdure
indécise, et la Pulmonaire, plus timide, qui cherche les broussailles, et la douce Violette,
et la Primevère multiflore, et la charmante Anémone des bois qui, dans les taillis solitaires, étoile,
de ses blanches corolles, la couche ternes des feuilles mortes ».

Extrait du livre « La plante Botanique simplifié » de Ed. Grimard - Paris Bibliothèque d’éducation et de récréation

J .Hetzel et C° - 1880 - Dans l’introduction - page vj.

texte 3

Pierre Lieutaghi
A propos du romarin : Rosmarinus officinalis - famille des Lamiacées

« L’éternel printemps chanté par Mignon a des témoins végétaux indubitables.
Ces garants des hauts privilèges méditerranéens, négligeant l’été où nul ne cherche
confirmation de la persévérance du beau temps (été dont la plupart des plantes
méridionales, doit-on le rappeler, se méfient), choisissent de fleurir pendant les mois
où le reste de l’Europe se perd dans la grisaille. On a déjà vu l’épanouissement à
contre-saison des ajoncs de Provence, arbousier globulaire.
Le romarin, lui, ne revendique même pas l’effet de surprise puisque, à quelque saison
que ce soit, il est rare de ne pas rencontrer au moins quelques fleurs dans ses peuplements,
si ce n’est au plus fort des chaleurs*. Il affirme ainsi qu’il y a bien, quelque part
sur le Vieux Continent, un printemps infini, ou presque ».

Extrait du livre « Petite ethnobotanique méditerranéenne » 
Actes Sud 2006-page 265.

*de juillet à septembre, le romarin des milieux naturels est habituellement sans fleurs. Dès les
premières pluies d’automne, grâce aux feuilles toujours vertes, la fonction chlorophylienne se
réactive et l’arbrisseau ne tarde pas à refleurir. Son printemps ininterrompu dure donc de neuf
à dix mois.



texte 4
Bianca et Alain Saury
À propos de l’ail : Alium sativum - famille des Liliacées

« Vers 1700, pendant une épidémie de peste à Marseille, des voleurs rançonnaient
impunément les maisons des mourants, immunisés par « de l’ail confit dans du vinaigre ».
C’est l’origine du « vinaigre des quatre voleurs », une recette bien connue en Syrie depuis des
millénaires et que Boaz recommandait dans la Bible à ses moissonneurs. C’est au Moyen-Age
que les croisés ramènent l’ail en France. Aujourd’hui l’ail est toujours celèbre comme en
témoigne ces vers de l’écrivain marseillais Joseph Méry :

 « Tout ce qui porte un nom dans les livres antiques,

 Depuis David, ce roi qui faisait des cantiques

 Jusqu’à Napoléon, Empereur du Midi,

 Tout a dévoré l’ail, cette plante Magique,

 Qui met la flamme au coeur du héros léthargique

 Quand le froid le teint engourdi. »

Extrait du livre « Se nourrir, se guérir aux plantes sauvages » 

L’Ecole Buissonnière TCHOU 1977 - page 26.








Souvenirs de la récolte de l'arnica
juillet 2014 en ALSACE























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